Centre de Recherche sur la Canne et le Bâton
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LE CAPITAINE ET DEPUTE GASTON DUMESNIL (1879-1918)

La photographie jointe à cet article est issue du magazine « L’Illustration » n° 3941 du 14 septembre 1918, p. 247.
Elle nous montre « Le capitaine Gaston Dumesnil, député » et si elle figure sur ce site, c’est qu’il tient une simple canne à poignée recourbée.

Wikipédia nous apprend à son sujet qu’il était né le 24 janvier 1879 à Argenteuil (Val-d’Oise). Avocat à Paris, secrétaire du sénateur Prévet, administrateur et rédacteur au « Petit Journal ». Il fut élu député (Fédération républicaine) de Maine-et-Loire en 1914 et le demeura jusqu’à son décès en 1918.

Mobilisé en août 1914, capitaine au 106e régiment d’infanterie, il demeura dans ses fonctions de député. L’Illustration, dans l’article qui relate sa mort au front, indique : « Soldat, ce parlementaire l’était complétement, du béret porté crânement sur la face ronde et tannée jusqu’à la semelle des souliers ferrés qu’il faisait parfois résonner sur les dalles de marbre du Palais-Bourbon. »
Le 8 septembre 1918, au Mont de Leuilly (Aisne), il accompagnait un autre député, Abel FERRY, lors d’une visite d’inspection des armées sur le front et vérifiaient le fonctionnement d’un nouveau modèle de fusil-mitrailleur. Un obus s’écrasa sur eux et le lieutenant qui était à leurs côtés. Dumesnil et l’officier moururent sur le champ tandis que Ferry, très grièvement blessé, décédait une semaine plus tard.

L’Illustration, soit à la suite d’informations erronées, soit pour conférer plus de gloire à cette mort pour la France, donne un récit différent des circonstances de la mort du député Dumesnil : « Ce n’est pas dans une vaine formule d’éloquence que le président de la Commission de l’Armée a pu parler de « regrets unanimes » en annonçant à ses collègues la mort glorieuse du capitaine Gaston Dumesnil, député de Maine-et-Loire, tombé le lundi 9 septembre (en réalité la fiche des Morts pour la France consultable sur le site Mémoire des hommes indique le 8 septembre), à la tête de ses chasseurs, qu’il conduisait à l’attaque de la ferme de Mouy, près Vauxaillon (encore une erreur). »

Article rédigé par Laurent Bastard, merci :)

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