Centre de Recherche sur la Canne et le Bâton
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LE BATON FOURRE

Le général BARDIN, dans son « Dictionnaire de l’armée de terre » (1851) définit le bâton fourré de la façon suivante :

« BATON FOURRE, ou CANNE A EPEE, ou épée fourrée, comme l’appelle l’Encyclopédie du dix-neuvième siècle (au mot Arme). Sorte de bâton, ou plutôt d’arme blanche, dont on s’est servi, suivant les apparences, comme d’une petite lance, et dont il paraît que le jeu répondait au jeu de l’épée longue.
Il se voit à Jend’heur un bâton fourré dont le manche a quatorze pouces de longueur ; sa lame est à quatre gouttières ; sa longueur, soie non comprise, est de trois pieds sept pouces ; la totalité de la longueur du bâton est de quatre pieds neuf pouces. »

La soie est la partie métallique fine qui prolonge la lame et s’enfonce dans le manche d’une épée ou d’un couteau. Sachant qu’un pouce correspond à 2, 54 cm et un pied à 30,48 cm, le manche mesurait 35,56 cm, la lame 109,22 cm et l’ensemble 144,78 cm. Ce qui en faisait une arme bien plus longue qu’une canne-épée classique.

Nous ignorons à quel lieu ou institution se rapporte le mot « Jend’heur » mentionné par l’auteur.

Voir l’article : La fabrication des cannes-épées et des cannes à dard.

Article rédigé par Laurent Bastard, merci :)

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