Centre de Recherche sur la Canne et le Bâton
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LA ROSE COUVERTE PAR MAURICE SARRY

Maurice Sarry a été l’instigateur de la codification de la canne de combat en tant que sport de combat français, dans les années 1970-80. Voici un extrait qui fera suite à l’article publié le 6 mars dernier sur LA ROSE COUVERTE. Le passage suivant est tiré du livre « La Canne Arme de Défense Sport de Combat », publié à compte d’auteur.

« Il est temps de parler de cette fameuse rose couverte et de son secret.

Pour ceux qui ne le sauraient-pas encore, la rose couverte est une sorte de « passe d’arme » dont on retrouve trace dans des manuels traitant du maniement de la canne et qui permettrait de se protéger de plusieurs adversaires par une « ceinture impénétrable ».

Cette rose couverte est entourée de mystère, on la cite, on en parle, mais personne ou presque ne sait comment l’exécuter.
Alors s’agit-il d’un véritable secret ?

Nous répondrons oui sans ambiguité, et, nous pensons même connaître la clé de ce mystère.
Ne soyez pas impatient, mais ne pensez pas que vous allez tout savoir en quelques lignes. Les secrets ne se dévoilent pas, ils se découvrent et nous nous proposons de vous mettre sur la voie.

Mais auparavant nous voudrions vous faire partager une réflexion sur le passé et ses croyances, sur une époque pas très lointaine, où chaque corporation, chaque confrérie, cultivait des traditions et des rites plus ou moins secrets et où seuls quelques initiés accédaient à la pleine connaissance.
Il est probable que chacun de ces secrets ait été bien peu de chose en soi, mais ils furent sans doute très difficiles à atteindre puisqu’ils représentaient toujours l’aboutissement d’un métier, d’une vie ou d’une croyance. On sent confusément que ces secrets ont été indispensables aux rapprochements des hommes dans leurs efforts ou leurs convictions et qu’ils ont souvent galvanisé leur volonté d’aboutir.

Ils ont permis de sauvegarder leur acquis. Vouloir les dévoiler sans autre forme serait ne pas faire cas de la sagesse innée de l’homme qui a su de tous temps créer un but à ses activités pour parfaire ses connaissances et sa pensée.
Serions-nous devenus moins sages que nos pères, pour vouloir connaître sans savoir et sans effort ?
Personnellement nous ne le pensons pas, car nous portons tous en nous les marques de notre civilisation où le besoin de progresser est l’héritage de l’humanité tout entière.

Et si actuellement nous voyons renaître certains métiers ou certaines disciplines tombés dans l’oubli, ne serait-ce pas la réaction inéluc­table à la vie stéréotypée dans laquelle nous sommes plongés ? Ne serait-ce pas le besoin de retrouver des racines qui nous permettent de nous raccrocher à de vraies valeurs et d’avoir un but même s’il n’est pas notre objectif principal ; celui de vivre ?

Nous vous laissons le soin d’y réfléchir et d’y apporter une réponse, mais revenons à notre rose couverte.
Ne pensez-vous pas qu’à travers ces mots ésotériques la sagesse transpire et que vous seul pouvez détenir la vérité sur ce secret. Nous en possédons déjà une partie, le reste est le fruit d’un travail persévérant qui nous oblige quels que soient notre âge ou nos origines, à nous combattre nous-même avant d’affronter les autres. »

FM

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