Centre de Recherche sur la Canne et le Bâton
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14-18 : LE BATON A PORTER LE PAIN

Le pain a été l’objet de toutes les attentions de l’armée durant la Grande Guerre, car il était à la base de l’alimentation des soldats, comme d’ailleurs de la population tout entière. Des fours mobiles roulants, des fours portatifs, montables et démontables selon l’avancée ou le recul du front, des fours en maçonnerie dans les forts des frontières, des fours dans de véritables usines à pain installées à l’arrière, tous ces équipement attestent qu’il a fallu nourrir dès la mobilisation quatre millions d’hommes avec l’aliment utile et sacré par excellence.

Mais une fois fabriqué, il fallait l’acheminer du four aux soldats du front, et le parcours pouvait être difficile et périlleux. Plusieurs documents montrent que lorsqu’il n’était plus possible de transporter dans des sacs de toile les miches de 1,5 kg par train, à dos d’ânes ou de mulets, ou encore par carrioles tirées par des hommes, on en revenait au plus ancien système connu : celui de les enfiler sur un long bâton posé sur l’épaule.

Nous avons déjà montré une gravure du milieu du XIXe siècle attestant ce mode de transport dans l’article Les bâtons portent tout. Les deux illustrations présentes nous permettent de constater que le procédé était toujours en vogue durant la Grande Guerre. Un dessin de Georges Leroux sur « Le ravitaillement » (L’Illustration, 6 novembre 1915) et une photographie non localisée attestent de sa pérennité.

Merci à Laurent Bourcier, compagnon pâtissier resté fidèle au Devoir, de nous avoir communiqué ces documents pour le CRCB.

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