BATON DE PORTEFAIX A SAINT-CHAMANT (15)

A plusieurs reprises nous avons souligné l’importance d’un bâton lors du transport de charges à dos d’homme (voir le dernier article : Le bâton des coltineurs, qui renvoie aux autres). Il sert de « troisième jambe » pour assurer l’équilibre du porteur durant son cheminement et le soulage un peu.

Les représentations anciennes de ces « forts » ne sont pas très nombreuses, aussi est-il intéressant de montrer celle qui constitue l’ornement d’une miséricorde de l’église de Saint-Chamant (Cantal). Une miséricorde était une sorte de petit siège, ou reposoir, permettant aux religieux de s’assoir un peu en restant debout.

Sculptée au XVe siècle, elle nous montre un portefaix chargé d’une hotte, qu’il touche de son bras gauche porté en arrière. Penché en avant, l’homme chemine, appuyé sur un gros bâton (le sculpteur ne pouvait guère le rendre plus fin sans le fragiliser).

La photo (de Bernard BIRABEN) est extraite du livret de Paul ROUDE : « Les stalles du chapitre de Saint-Chamant », publié (s.d., vers 1960) par la Société des Lettres, Sciences et Arts de Haute-Auvergne.

Article rédigé par Laurent Bastard, merci :)

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